

Auteur: Pierre-Yves Carlier
Tags(s): eau potable Guyane - traitement eau domestique - programme ARS Croix-Rouge - diarrhée prévention - accès eau saine

En Guyane, environ 15 % des foyers ne sont pas raccordés au réseau public d’eau potable. Pour ses familles, les seules solutions sont de récupérer l’eau de pluie, de disposer d’un puits ou de prendre l’eau dans le fleuve ou dans une crique. Sans traitement préalable ou avec un stockage inapproprié, elle s’expose à des maladies infectieuses. C’est dans ce cadre que l’Agence régionale de santé a lancé un programme de traitement de l’eau à domicile, l’an dernier. Depuis, la Croix-Rouge française accompagne cent familles à Macouria, Saint-Laurent-du-Maroni et Grand-Santi. Elles vivent à Sablance, dans les quartiers de Colombie et des Malgaches ou dans des kampous isolés.
Les équipes de santé publique leur présentent des techniques simples et abordables de traitement comme la chloration et les informent sur les bonnes pratiques de stockage. Un an après le déploiement de ce programme, 54 % des familles ont déclaré moins d’épisodes de diarrhée. Elles sont également plus nombreuses à traiter systématiquement leur eau, à la stocker correctement, à utiliser la bonne dose de chlore et à connaître au moins deux risques liés à la consommation d’une eau non potable. Les analyses ont montré que plus de la moitié dosent correctement leur chlore.
L’objectif pour les deux années à venir sera de tripler le nombre de familles accompagnées, d’améliorer encore la qualité du dosage de chlore et d’ajouter une composante assainissement à ce programme. Le but sera ensuite de pérenniser ce dispositif et de le proposer partout sur le territoire à partir de 2029.