

Auteur: Pierre-Yves Carlier
Tags(s): chikungunya Guyane - épidémie 2024 - vaccination chikungunya - prévention moustiques - symptômes chikungunya - ARS Guyane - lutte anti-vectorielle.

Le 21 janvier, un cas de chikungunya a été déclaré chez une patiente de Kourou. Il s’agit du premier cas contracté en Guyane depuis l’épidémie de 2014-2015. Trois mois plus tard, le territoire a enregistré une centaine de cas, soit une dizaine par semaine.
Cette résurgence de la maladie n’est pas une surprise. L’an dernier, plus de 500 000 cas ont été notifiés dans le monde. C’est dans les Amériques qu’ils sont les plus nombreux, avec environ 300 000 cas. Depuis début décembre, les infections sont en forte hausse. C’est en particulier le cas au Brésil, qui a enregistré plus de 100 000 cas l’an dernier. Au Suriname, après un premier cas mi-décembre, on en compte désormais plus de trois mille.
En Guyane, la majorité des personnes touchées vivent à Saint-Laurent-du-Maroni. Mais la transmission se fait également à Kourou et dans l’Île-de-Cayenne. Il ne fait donc plus aucun doute que le virus circule activement dans ces communes.
Plusieurs mesures ont été prises pour tenter de retarder une épidémie :
Sensibilisation des professionnels de santé ;
Vérification des capacités diagnostiques des laboratoires ;
Intervention au domicile des malades et de leurs voisins pour les sensibiliser et lutter contre les moustiques ;
Opérations de démoustication de la Collectivité territoriale avec son véhicule mobile, mieux connu sous le nom de baygonneuse.
Il est ainsi fortement recommandé de :
• Utiliser un répulsif cutané, en particulier le matin et en fin de journée ;
• Porter des vêtements amples et couvrants ;
• Utiliser des moustiquaires, des ventilateurs ou la climatisation ;
• Éliminer toutes les eaux stagnantes autour de son domicile (soucoupes, seaux, pneus, récipients, contrôler et vider régulièrement les plantes pouvant retenir l’eau…), jeter les déchets à la poubelle.
En cas de fièvre, douleurs articulaires ou musculaires, fatigue, maux de tête, éruption cutanée, consulter rapidement son médecin traitant.
Désormais, il est également possible de se faire vacciner contre le chikungunya, en se rapprochant de son médecin. Le vaccin Vimkunya est recommandé et gratuit, sur prescription médicale, pour :
Les personnes de plus de 65 ans ;
Les personnes de 12 à 64 ans présentant des comorbidités.
Des doses, commandées par l’Agence régionale de santé, sont disponibles sur tout le territoire. Pour en bénéficier, il convient de se rapprocher de son médecin.