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Actualités santé

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Quelles actions pour réduire les effets négatifs de l’environnement sur la santé des Guyanais ?

Quelles actions pour réduire les effets négatifs de l’environnement sur la santé des Guyanais ?

Qualité de l’air, qualité de l’eau, urbanisation, métaux lourds… Notre environnement a des effets sur notre santé. Pour en réduire les effets négatifs, la Guyane s’est dotée d’un plan régional santé-environnement. Il a été signé en septembre 2025 par l’Agence régionale de santé, la Collectivité territoriale et la préfecture de Guyane. Il comporte vingt-six actions à mener d’ici à 2028. Mi-mai, un point a été fait sur leur état d’avancement.

Une étude sera menée sur la qualité de l’air dans des collèges et lycées, de Saint-Georges à Saint-Laurent, en passant par Cayenne et Kourou. Elle devrait démarrer dans les prochains mois.

L’étude Guyaclimat permet d’obtenir des projections de températures, de précipitations, de niveau de la mer jusqu’en 2100. Le but est désormais d’en faire connaître les résultats aux élus, aux aménageurs et aux porteurs de projets pouvant être impactés par le changement climatique.

Sur le Haut-Maroni et à Saül, les habitants ont parfois construit eux-mêmes le dispositif d’assainissement de leur maison pour les eaux usées. Ils seront étudiés pour voir s’ils sont efficaces ou non. Le but est soit de pouvoir les régulariser, soit de pouvoir réaliser les adaptations pour qu’ils soient satisfaisant au niveau environnemental.

Autour de Cayenne, cent familles n’ayant pas accès au réseau d’eau potable sont accompagnées par la Croix-Rouge française pour leur permettre de traiter correctement l’eau qu’elles consomment. Le but est désormais de tripler le nombre de bénéficiaires, puis de le déployer partout en Guyane dans deux ans.

Mi-janvier, un séminaire a réuni les chercheurs spécialistes des métaux lourds comme le mercure et le plomb. Le but était de définir des projets de recherche pour réduire les intoxications. De nombreuses disciplines sont impliquées : santé, géologie, biologie, anthropologie…

Dans le même temps, le CHU de Guyane a démarré un dépistage systématique des métaux lourds chez les femmes enceintes ou susceptibles de l’être, et les enfants de moins de 6 ans à Maripasoula. Un programme similaire sera lancé d’ici à la fin de l’année à Camopi. Le but est de leur proposer ensuite une prise en charge.

Pour lutter contre les moustiques responsables de la dengue ou du chikungunya, l’Agence régionale de santé va financer des études de l’Institut Pasteur sur la bactérie Wolbachia. Naturellement présente chez certains insectes, elle empêche le développement des œufs lorsqu’une femelle s’accouple à un mâle infecté.

Un plan de lutte contre la leptospirose, une maladie provoquée par les déjections de rats et mortelles dans environ 40 % des cas, a été élaboré. L’ARS va également financer une étude sur les principaux facteurs de risque de l’attraper.

Les dernières actions concernent l’alimentation : amélioration de la qualité des repas suivis dans les cantines scolaires, avec une première phase dans cinq établissements, formation des agriculteurs de l’Ouest à la culture, à la transformation et à la valorisation de certaines plantes alimentaires, charte de qualité pour le marché de Cayenne.

Le PRSE, c’est 26 actions autour de 5 axes :

Vivre dans un environnement favorable à la santé ;

Réduire les inégalités territoriales ;

Limiter l’impact des maladies zoonotiques et la diffusion des maladies infectieuses émergentes ;

Développer une culture partagée en santé environnement ;

Améliorer la qualité des ressources alimentaires des Guyanais.

Quelle température, quelles précipitations, quel niveau de la mer en Guyane en 2100 : pour le savoir, consulter l’étude Guyaclimat : https://meteofrance.gf/fr/climat/changement-climatique-en-guyane-les-projections-guyaclimat