

Auteur: Pierre-Yves Carlier
Tags(s): CHU de Guyane - Institut santé des populations en Amazonie - Alice Sollier - recherche Guyane - études de médecine Guyane - santé publique Guyane - hôpital Cayenne - hôpital Kourou - hôpital Saint-Laurent-du-Maroni - ARS Guyane - soins spécialisés Guyane - formation des médecins - souveraineté sanitaire.

Le 16 juin 2025, l’ancien ministre des Outre-mer Manuel Valls signait la convention de création du CHU de Guyane. Un an après, l’événement a été célébré en inaugurant l’Institut santé des populations en Amazonie. Ce bâtiment regroupe les activités de recherche et d’enseignement du CHU, à l’hôpital de Cayenne. Son amphithéâtre a pris le nom d’Alice Sollier. En France, cette Guyanaise d’origine a été la première femme de couleur à devenir médecin et la première femme à diriger une clinique privée. En début d’année, son nom a été inscrits sur la tour Eiffel avec celui de soixante et onze autres femmes de science.
Un CHU a trois missions : le soin, la recherche et la formation. Ce premier anniversaire a donc été l’occasion de lister les prochains chantiers du CHU de Guyane. En matière de soins, plusieurs nouvelles activités ont été annoncées en début d’année :
Le traitement des cancers avec le développement de la radiothérapie et celui de la chirurgie à Cayenne, Kourou et Saint-Laurent-du-Maroni ;
L’aide médicale à la procréation dont s’occupera l’hôpital de Kourou ;
Le diagnostic prénatal au laboratoire de Cayenne ;
La réanimation néonatale pour la prise en charge des bébés prématurés à Saint-Laurent-du-Maroni…
Lorsque ces activités seront pleinement déployées, ce sont plus de 500 Guyanais qui pourront chaque année être pris en charge sur le territoire plutôt que d’être évacués vers l’Hexagone ou les Antilles.
S’agissant de l’enseignement, il est désormais possible de suivre tout le cursus de médecine en Guyane. La faculté de médecine espère pouvoir accueillir cinquante étudiants en troisième année, d’ici à 2030. Selon lui, ce chiffre permettrait de remplacer les praticiens partant à la retraite et de rattraper le retard de la Guyane en nombre de médecins.
Pour la recherche, la Guyane est déjà reconnue pour la qualité de ses travaux. C’est particulièrement le cas sur les maladies infectieuses et les inégalités de santé. L’Agence régionale de santé a annoncé un million et demi d’euros supplémentaires pour soutenir des projets menés par les chercheurs du territoire. Des perspectives pour souffler encore de nombreuses bougies.
Le CHU de Guyane regroupe les hôpitaux de Cayenne, Kourou et Saint-Laurent-du-Maroni, les hôpitaux de proximité de Maripasoula, Grand-Santi et Saint-Georges, et quatorze centres délocalisés de prévention et de soins : les CDPS.